Présentation

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Faites tourner

Cliquez ici pour recommander ce blog

Créer un Blog

Mardi 27 mai 2008


Vidéo réalisée avec beaucoup de talent et un appareil photo dans un studio parisien d'une vingtaine de mètre carrés. Le génie naît parfois de l'ennui : là c'était un jour de pluie (pléonasme, c'est Paris...), et nos deux co-réalisateurs et acteurs cherchaient à s'occuper : king-fou est né!
Z.

commentaires (4)    ajouter un commentaire recommander
Dimanche 25 mai 2008
Françaises Français, Belges belges, internautes internattes, googler égaré, scatophile perdu, mon président mon chien, monsieur l'avocat le plus bas d'Inter, mesdames et messieurs messieurs les soi-disant jurés, public chéri mon amour,
Bonjour ma colère, salue ma hargne et mon courroux, coucou!
Comment ne pas commencer ce réquisitoire sans une minute de silence, à la mémoire de ce trublion tourbillon d'humour acerbe et à Croates, dont les piques quasi punk à l'époque égratignaient avec autant de pertinence les plus grands de ce monde - surtout ceux dont les noms s'achevaient en "iste", socialistes, communistes, humoristes, fascistes, dentistes, etc - comme les plus ingrates raclures de bidets qui peuplaient déjà ce bas-monde. Comment ne pas se taire une minute?
Bah en continuant à parler. Ce que je m'empresse de faire, Dieu me tripote, merci mon dieu, sous vos yeux ébahis.
L'accusé Desproges est coupable. L'abus de mots de quatre syllabes inaccessibles au footballeur moyen dont les mi-temps interminables font d'eux de piètres minables-intermittents lui fut finalement fatal. Même si les tristes sires de la médecine, plus occupé à vendre des cachets et à ainsi augmenter le leur qu'à soigner de pauvres erres en souffrance, ou au moins à abréger celles-ci à défaut de n'être doué à la chasse au crabe, ont évoqué un banal cancer, les connaisseurs savent bien que cet homme ne pouvait être ainsi occis.
Des études scientifiques ont démontré que l'abus de riche vocabulaire, lâché certes nonchalamment mais de manière fort talentueuse avec un débit de mitraillettes (les seuls armes qu'il eut jamais accepté fussent celles qui sortaient des dictionnaires, ces gros livres qu'aujourd'hui les adolescents téléphages abrutis n'ouvrent plus que pour voir si on y trouve les mots "bites" "couilles" et "nichons", alors que chacun sait qu'ils y sont, tout comme cucurbitacés ou hydrocéphales) réduisait d'autant la durée de vie. Des études scientifiques je vous dis, qui expliquent pourquoi Desproges, Rimbaud, Brel ou Brassens n'auront jamais connu les joies d'être sexagénaire alors que nos amis politiciens finissent en vaillants sénateurs nonagénaires, pillant jusqu'aux pissenlits les ors de la cinquième République elle-même vacillante quinquagénaire, ne rechignant pas à l'inutilité la plus absolue, plus encore que les députés, ministres, teintures pour chiens ou sextoys pour frigides.
Dans des phrases dithyrambiques et interminables dont la retranscription à l'écrit les rend aujourd'hui inaccessibles à l'internaute moyen, qui tomberait à leur lecture au champ du déshonneur de la recherche basique du sujet - verbe - complément, seule formule accessible à l'encarté UMP, l'accusé a traîné dans la boue radiophonique des dizaines de pauvres erres tout à fait innocents et qui se demandent encore aujourd'hui ce qui a bien pu leur valoir ces flots abject d'ignominies à la syntaxe domptée, voire domestiquée, mais pullulant d'odieux clabaudages, d'outrancières circonvolutions voire de grivoiseries obscènes qui aujourd'hui encore, plus de vingt ans après les faits, salissent encore la mémoire de saints (ils sont pas morts, eux? Ah merde)  tels que Jacques Séguéla, Jean-Marie Le Pen, Dorothée, Poivre d'Arvor ou Jean D'Ormesson.
Qui plus est, qui plus est, notre accusé a eu l'indécence de mourir à même pas cinquante ans, alors qu'il aurait dû nous éclabousser encore de sa verve, avec un v comme dans "Viens m'emplir profondément l'esprit de ta grosse verve turgescente", encore quelques décennies. Au lieu de cela, monsieur se bidonne dans les allées du père Lachaise aux côtés des Molière, Balzac, La Fontaine, Baudelaire, Courteline, Colette, Proust, Eluard, Musset ou Oscar Wilde, excusez du peu. Il y a là aussi une belle ribambelle de politiques mais ce ne sont pas ses meilleurs amis. Quant à Jim Morrison, personne ne comprend ce qu'il fout là, pas même lui-même qui cherche à longueur de journée à "s'évader, à passer de l'autre côté".
Il se bidonne d'autant plus, le Desproges, quand il s'aperçoit que, depuis vingt ans que monsieur Cyclopède nous a quittés, la "haine ordinaire" n'a de cesse que d'être chaque jour plus édulcorée. Timsit a subi un procès pour une blague sur les trisomiques, idem pour Dieudonné qui a balancé joyeusement sur les extrémistes juifs, qui méritaient pourtant au moins bien ça. Qui aujourd'hui pourrait sortir les vacheries desprogiennes sur les juifs, les arabes, les cathos, les noirs, les blancs, les jaunes, les homos, etc. sans l'enrober de mille précautions sémantiques, sans risquer une mise au pilori médiatique, un procès une fatwa, sans engager sa carrière? L'accusé se marre dans son cimetière, en voyant qu'il nous reste Laurent Gerra ("Tabernacle! J'suis votre amie Céline et j'va vous raconter l'histoire de Couillu le caribou", hilarant) et Jean-Marie Bigard ("chatte, bite, couilles, poils, j'ose le dire. J'suis pote avec Sarko, il m'a emmené rencontrer le pape ; non, ça c'était pas une blague, pourquoi vous riez?", désopilant).
Alors oui mesdames et messieurs les jurés, Desproges est coupable, coupable d'être mort il y a vingt ans, et je propose qu'il soit de ce fait condamné à ressuciter, ce qui à l'heure de Sarkozy, Carla, Ségolène, Houellebecq, Star Académy, le règne liberticide du politiquement correct et Qui veut gagner des millions serait pour lui la plus terrible des peines, celle que beaucoup d'entre nous avons tant de mal à supporter aujourd'hui. Surtout sans lui.
Z.

commentaires (3)    ajouter un commentaire recommander
Dimanche 27 avril 2008
Le mini-président grand-timonier, que 53% des Français jugeaient il y a un an, sûrement aprés avoir regardé TF1, le meilleur des candidats pour l'Elysée, a enfin trouvé une solution pour éviter les couacs quotidiens entre ses ministres, conseillers, publicitaires, femmes et journalistes officiels (ah bon?) : c'est tout simple, on ne pose plus de questions aux ministres.
Après la sortie du conseil des sinistres, un joli parcours était dressé pour éviter à ces gens dont, il faut toujours le rappeler, nous payons le salaire, de répondre à des "méchantes" questions des"méchants" journaleux français, tous évidemment gauchistes en puissance.

Quant on connaît l'état social, financier, culturel et scolaire, notamment de notre beau pays (la France, notre beau pays c'est la France, essayez de suivre), on comprend bien qu'il y avait urgence de prendre enfin des mesures efficaces (quoique je suis mauvaise langue, il a déjà pris des tas de mesures efficaces, pour les millions de Français qui paient l'impôt sur la fortune).
Il s'agit donc de museler la presse, cette vile maîtresse, qui porte notre mini-timonier grand-président aux nues depuis cinq ans et qui désormais, suivant peut-être cette infidèle que l'on nomme opinion publique, se met à poser des questions, non mais on croit rêver.
Voila enfin une solution trouvée à un problème de la France.
Après on pourra toujours s'empresser d'aller donner des leçons de démocratie au monde entier...
Z.

commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Vendredi 11 avril 2008
Client de La Banque Postale, bien qu'idéologiquement contre le mélange des genres fonction publique/services financiers (mais ce sont les moins chers...), je dois régulièrement connaître les douces joies de me taper la joyeuse file d'attente des guichets postaux, toujours une belle histoire, une grande aventure.
Voici la dernière de ces pittoresques et grisantes péripéties.
J'entre dans La Poste en même temps qu'un homme visiblement bougon qui presse fortement le pas pour être devant "ce ptit con" arrivé-je à lire à mon propos dans ces pensées. Je ne joue pas son jeu, lui souris et ralentis ostensiblement ma marche pour le laisser passer, ce qui ne le rend pas d'humeur plus badine pour autant. Entrée dans la bâtiment, un constat : deux guichets sur cinq d'ouverts, et une longue file qui zigzague debout. Le bougon fait dans la poésie, gueule : "Comment qu'ça s'fait qu'y a qu'deux guichets d'ouverts dans c'te poste?". Une guichetière se risque : "nous ne sommes plus remplacées durant nos congés".
Conscient sûrement qu'il s'agit là d'une des salutaires mesures destinées à réduire les budgets de "ces feignasses de fonctionnaires", le mec justement re-gueule, poétique toujours : "Cons de fonctionnaires", ce à quoi la soi-disant conne choisit intelligemment de ne pas répondre. Il quitte la file -joie! Je gagne une place- va vers le distributeur à timbres. En panne. Le mec enervé donne un coup de poing dans la machine, et s'en retourne conter fleurette à la guichettière : "Y'a personne pour réparer vot' machine de merde?". La guichetière, mon héroïne du moment : "Non monsieur, ce matin un monsieur enervé a mis un coup de pied dedans, depuis elle est en panne. Et comme le technicien de maintenance est lui aussi en congés, et lui aussi pas remplacé, nous attendons que le technicien de Toulon n'arrive". Conscient peut-être de passer pour un con car il a lui aussi montré l'étendue de sa connerie et cogné la pauvre machine, l'homme grommelle que tous "les postiers sont des incompétents", et s'en va.
Les deux guichetières, avec force compétence justement, font ce qu'elles peuvent pour accélerer les choses et pour prendre du mieux qu'elles peuvent les remarques et insultes régulières, mais le sous-effectif est criant.
Je suis à peine engagé depuis trois minutes dans le grand huit bariolé aux doux relents d'aisselles que, second incident. Une petite vieille d'au moins 80 berges, sans doute un peu kamikaze, rentre dans le hall et se rend DIRECTEMENT au guichet. Sans faire la queue. Vous imaginez l'inconscience de cette personne, je pensais évidemment et immédiatement qu'elle avait décidé d'en finir ainsi avec la vie...
Tout de suite (on est quand même en France, le pays de Vichy et d'Hortefeux, quand même!), les réactions fusent dans la "queue" indignée. "Non mais, vous vous prenez pour qui pour passer devant tout le monde" ; "Oh, mémé, faut faire la queue comme tout le monde".
Certains plus discrets se contentent de la regarder de travers comme s'ils envisageaient de lui faire vite fait bien fait un croche-pied avant de lui mettre le talon dans la gueule... Quelques-uns, dont votre serviteur, font remarquer qu'il serait bienvenu d'éviter à cette dame une longue station debout. En vain. Tenant dignement sur ses jambes tremblantes, la vieille surprise par toutes ces réactions répond d'une faible voix : "excusez-moi messieurs-dame, mais je pensais que, comme c'était le cas il y avait quelques années, ce guichet était réservé aux recommandés. Je rejoins la file, pardon, excusez-moi, je suis désolée, etc." Elle se rend derrière moi, qui suis le dernier de la dite file, et entame les 1h35 de queue réglementaires.
Elle trouve du réconfort dans mon sourire et le fait que je lui propose humblement de me passer devant (oui parce que je suis gentil avec les petites vieilles, et je vous emmerde), et que je me sente obligé de m'excuser devant toutes cette bande de colériques cholèriques, de félons fielleux, de nuisibles nullités pour qui le respect humain peut s'effacer quand il s'agit de gagner 30 secondes à La Poste.
Elle me raconte : "De mon temps, il y avait une file exprés pour les colis, une file pour les recommandés, et on faisait passer les vieux et les handicapés devant. Mais aujourd'hui, les guichetiers ne sont plus assez nombreux, et le respect se perd."
Je ne sais trop quoi lui répondre, et pense en mon for intérieur que tous les abrutis qui ont voté Sarko parce qu'ils pensaient qu'il y a trop de fonctionnaires seront heureux quand leurs gamins recevront des cours de français d'un prof de gym et que la queue à La Poste sera deux fois plus longue, forcément, avec deux fois moins de fonctionnaires. Situation ironique qui devant cette vieille ne me fait pas sourire un seul instant.
Une femme dont le tour est venu propose alors à la mamie de se rendre au guichet. Nouvelle levée de boucliers dans la file inhumaine, "ça revient au même, elle nous passe devant" ; si vous la laissez passer, vous prenez sa place au bout de la file, c'est normal", et plein d'amour, de joie, de bonheur, de waltdisneyisme en puissance. S'ils avaient une tondeuse, sûre que la vile traîtresse eut été tondue ici même.
La vieille refuse mais la fille de Jean Moulin insiste jusqu'à ce qu'elle se décide. La vieille poste son recommandé, et sort 30 secondes plus tard, avec dans les yeux tout le désespoir devant ce monde qui n'a plus grand chose d'humain. Elle voulait seulement poster son petit papelard, peut-être un chèque pour les enfants, les petits-enfants. Pas une seconde elle n'avait imaginé ça.
Le genre humain est décidément plein de ressources puantes, infectes, haïssables. Je détestais instantanément les personnes dans cette file qui avaient jeté l'hallali sur l'aïeule, et sur les guichetières, toutes les trois à mes yeux plus victimes que coupables dans ces petites histoires pour misanthropes.
Quant à moi, je décidais de me couper du monde en mettant mon walkman à fond, et en ne regardant plus que tantôt mes chaussures, tantôt le plafond, tantôt mes mains. Ziggy Stardus et moi, on allait beaucoup mieux.
Z.

commentaires (1)    ajouter un commentaire recommander
Jeudi 10 avril 2008
Bon ben voila, c'est la dernière ligne droite, tout est prêt, la cérémonie est dans moins d'un mois. Mon ami se marie. Enfin mon ami, c'est un bien grand mot. On ne l'a été que 20 ans, ce qui visiblement ne faisait pas le poids devant le joli petit cul (jamais trop regardé pour être honnête, mais c'est ce qu'il pensait, du moins à l'époque) de celle qui va devenir madame. Aussi ouverte d'esprit que peut l'être une huître (particulièrement conne, l'huître ; j'en ai connu des plus tolérantes qu'elle), elle a décidé sans me connaître, sans nous connaître car je ne suis pas seul dans l'histoire à m'être "fait plaquer" par mon pote, que nous n'étions pas assez bien pour elle (après tout, les huîtres ont un certain standing, quoiqu'on en dise). Pas assez bien non plus pour la victime (con-sentante et consentante) qu'elle avait choisi pour géniteur de ses petits bivalves d'amour.
Avec le courage d'un mollusque marin (j'évite les répétitions, mais c'est pas facile), celui-ci ne s'oppose en rien et laisse même sa coloc de coquille proférer quelques insultes bien senties (par mail, c'est tellement plus audacieux) à ses amis dont certains qu'elle n'a même pas pris la peine de rencontrer. Morceaux puants choisis : " je ne vous apprécie pas ; votre comportement, votre vulgarité et votre impolitesse m'ont choquée ; Je me suis sentie jugée, blessée et humiliée ; je vous trouve lamentables, tous autant que vous êtes ; Vous êtes immatures et me faites peur. ; moi au moins, j'ai un coeur qui bat pour lui; J'ai beaucoup de mal à pardonner aux hypocrites. ; j'ai terriblement peur de vous et je ne pourrai plus jamais vous affronter en face."
Le coquillage avarié, on a beau le savoir, ça empeste sacrément fort, des relents putrides et nauséabonds.
Que disais-je? Le courage, l'intelligence, la pertinence et la réthorique d'une huître.
Donc, d'abord en tant que vulgaire, immature et impoli qui s'assume plutôt bien, je tiens à dire que je l'emmerde cette espèce de résidu de fausse couche de moisissure de moule. Et si elle avait la folie d'oser me regarder, le lui dirais bien en face.
Ensuite, qu'elle sache que si Lionel ou moi lui faisons peur, qu'elle évite d'aller voir le prochain Roméro au ciné (cet été) ou elle risque d'en péter sa coquille.
Enfin, et là je m'adresse à notre ex-ami. Méfie-toi car les huîtres sont hermaphrodites cycliques, ce qui signifie qu'un an sur deux, elle fait le mec... Mais tu es avec elle depuis plusieurs années déjà, ton anus en sait peut-être déjà quelque chose.
Allez, tous mes voeux de bonheur.
Z.
PS : je présente d'ores et déjà mes excuses à tous les ostréiculteurs, qui font un beau métier.
Re-PS : je trouve que pour une seule huître, elle a une sacré production de perles.
Re-re-PS : une huître qui chante du Maria Carey avec aussi bien qu'une moule danse le jerk, c'est vrai que ça court pas les rues...
Re-re-re-PS : et encore j'ai pas tout dit, n'oubliez pas que je suis lamentable et hypocrite!!

commentaires (6)    ajouter un commentaire recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus